Les premiers mois de vie d’un nouveau-né sont souvent rythmés par des pleurs intenses et inexpliqués. Bien que fréquents, ces épisodes appelés « coliques » peuvent être une source de stress importante pour les jeunes parents.
Qu’est-ce que la colique ?
La colique n’est pas une maladie en soi, mais plutôt un syndrome caractérisé par des pleurs excessifs chez un nourrisson en bonne santé. On parle souvent de la « règle de trois » : plus de 3 heures de pleurs par jour, plus de 3 jours par semaine, pendant plus de 3 semaines.
Sur le plan physiologique, cela correspond souvent à une immaturité du système digestif. Le système nerveux entérique, qui contrôle la digestion, est encore en plein développement, ce qui peut provoquer des spasmes intestinaux douloureux.
Les signes qui ne trompent pas
Reconnaître les coliques permet d’agir plus sereinement. Voici les symptômes les plus courants observés en cabinet :
- Le bébé replie ses jambes sur son ventre.
- Le visage devient rouge pendant les crises.
- Les poings sont serrés et le corps se raidit.
- Les pleurs surviennent souvent en fin de journée (les fameux pleurs du soir).
L’avis de l’experte
« Il est important de se rappeler que même si ces épisodes sont difficiles, ils sont passagers. L’approche ostéopathique vise à réduire ces tensions pour redonner du confort au bébé et de la sérénité à la famille. »
Le rôle de l’ostéopathe
L’ostéopathie pédiatrique est une approche douce et non invasive. Lors d’une séance, j’examine les différentes tensions corporelles qui pourraient entraver le bon fonctionnement du système digestif.
Souvent, les tensions au niveau de la base du crâne (nerf vague) ou du diaphragme peuvent influencer la motilité intestinale. Par des mobilisations très légères, nous aidons le corps du bébé à retrouver son équilibre.
Quelques conseils pour les parents à la maison
En complément des séances, voici quelques gestes simples à adopter :